______________________________________________________________________________ Avec Romanesque 2.0, Olivier Las Vergnas nous offre un premier roman auquel il a donné la forme du polar. C’est tout au moins ce qui ressort en première analyse et c’est ainsi que le qualifient les premiers lecteurs avec lesquels j’ai pu discuter de cet ouvrage. Nous verrons qu’un tel qualificatif est pour le moins réducteur, même s’il est vrai que le roman policier a pris, durant le 20e siècle, des visages multiples. Le lecteur ouvrant Romanesque 2.0 se trouve immédiatement happé par le rythme que Las Vergnas imprime à son texte. La brièveté des chapitres, la place importante laissée aux dialogues, le choix d’une intrigue dont le cœur se noue et se dénoue sur une durée de quatre jours, concourent à donner à l’ensemble une impression de hâte fiévreuse : celle-ci entraîne au fil des pages un lecteur qui, s’il n’y prend garde, peut en rester au strict niveau de l’intrigue, au détriment de la réflexion que ce livre peut susciter. En effet, de chapitre en chapitre, l’auteur développe ses thèmes et complexifie les personnalités des protagonistes. C’est en particulier le cas de l’héroïne, cette Naïma qui apparaît d’abord comme une victime tentant de convertir sa souffrance en engagement politique et social. C’est aussi celui de son jeune frère Abdel, dont l’absence couvre comme une ombre toute l’action du roman, et qui semble d’abord aussi victime de la violence du monde. Las Vergnas surprend son lecteur dans les derniers chapitres qui révèlent toute l’ambiguïté de Naïma et d’Abdel, personnages gorgés de vie et dont les multiples facettes sont la vie même. A l’opposé de Naïma et d’Abdel, le personnage de Pierre incarne une autre façon de gérer son existence. C’est le choix du virtuel, de l’artificiel, de la fuite loin du fracas du monde. Et, là encore, l’auteur sait surprendre son lecteur, en fin de roman. Je perçois Romanesque 2.0 comme une œuvre profondément pessimiste, où sont renvoyés dos à dos les vivants, corps martyrisés, cœurs brisés, âmes perdues, et les « virtuels », qui ne souffrent pas vraiment mais sont comme hors vie. Et Las Vergnas d’achever sans concession son ouvrage, comme on claque une porte. Je ne résiste pas ici à une tentation : celle d’appliquer au livre de Las Vergnas les questions que le logiciel d’aide à l’écriture qui donne son titre au roman pose au personnage de Pierre au dernier chapitre. Romanesque 2.0 est-il un polar classique ? Un roman noir plutôt, et pas seulement. Romanesque 2.0 est-il un conte philosophique ? Il peut l’être, si l’on considère que la philosophie a pour principale fonction de questionner le monde. Pour pessimiste qu’il est, Romanesque 2.0 est un livre qui retient l’attention. D’abord par l’intérêt du récit, qui croît de page en page. Ensuite par la réflexion que ce récit peut susciter, pour peu qu’une fois la lecture achevée, une fois la porte claquée, le lecteur en écoute l’écho, en laissant les personnages continuer de vivre en lui, pour quelques heures ou quelques jours. Lin Lhotellier, 2 avril 2007 ______________________________________________________________________________ D'abord, l'essentiel : j'ai eu beaucoup de plaisir à lire Romanesque 2.0. Qu'est-ce qui marche le mieux dans ce roman ? Le personnage de Naïma, crédible et très attachant. Le rythme, la précision, les dialogues bien ajustés. Les petites touches d'inventivité ici et là. La fluidité du style, dans l'ensemble (malgré quelques traces de ce "lyrisme pataud" du débutant qui cherche encore à "faire beau"). L'idée de départ est forte, aussi, puisque c'est la question de tout temps de la création au sens forme du terme ; l'homme crée une machine, qui peut-être n'en est plus tout à fait une, puisqu'à son tour la machine crée... Ce qui marche moins : cette dernière scène justement est un rien plaquée, j'aurais voulu me dire après coup "quel couillon, j'avais des indices et je n'ai rien vu !" Le personnage de PAQ est bien, très bien, trop bien pour que tu ne nous fasses pas descendre un peu plus bas dans les méandres de son âme. Vite éliminé, le bonhomme... Et le contexte politique ? Il n'est en fin de compte qu'une toile de fond, tu pouvais creuser plus. Quant à l'effet d'abîme (tu écris l'histoire d'une machine qui écrit l'histoire d'une vengeance qu'un homme va mettre en oeuvre), tu pouvais peut-être le rendre plus vertigineux encore. Voilà. Derrière une intrigue convaincante, l'enjeux réel de Romanesque 2 n'est pas (que) politique, il est existentiel. Paul de Maricourt __________________________________________________________________________________ La fin m'a scotchée. Je ne m'y attendais Je viens de finir ce livre, et je ne sais pas à quel point il n’est pas Un roman qui vient de sortir m’a complètement surpris et séduit. Il s’agit de « Romanesque 2.0 » édité par un nouvel éditeur « Le passager clandestin ». En espérant que vous partagerez mon enthousiasme pour « Romanesque 2.0 »qui m’a emballé... Bernard Millot __________________________________________________________________________________ Tout est bon, tout est superbement écrit, je suis un peu jalouse ! Ce qui m'a plu hautement : style et écriture, charpentés l'un et l'autre. La poésie apparait toujours aux bons moments, précise et efficace. Y méler les atsres de façon si intime n'est pas donné à tout le monde, ça change du Soleil et de la la Lune ! Je ne suis pas persuadée qu'un logiciel pourra faire un jour cà... Voilà. Du négatif ? Rien du tout. Muriel Allaert-Degunst _________________________________________________________________________________ Bonjour Je viens de terminer Romanesque, dévoré en deux jours....... j'ai aimé....BEAUCOUP bravo Donc les machines à écrire existent? encore une aberration de notre cyber-monde...est-ce une chimère ou bien est-ce déjà utilisé ça et là???? Bonne continuation et bonne chance pour le livre et la jeune maison d'édition....... Esther Bauer, 17 avril 2007 _________________________________________________________________________________
|